Un peu d’histoire …

L’histoire de la Perse, connue aujourd’hui sous le nom d’Iran, est riche et complexe, marquée par l’émergence et la chute d’empires puissants,
ainsi que par des périodes de conquêtes, de transformations culturelles et de changements politiques. L’histoire de l’Iran au cours des dernières décennies a été marquée par des événements majeurs
qui ont façonné le paysage politique et géopolitique de la région et modiale.
Voici un résumé de l’histoire politique de l’Iran depuis le début du XXe siècle jusqu’à nos jours :

L’histoire de la Perse ancienne commence avec la naissance de l’Empire perse achéménide, fondé par Cyrus le Grand. Il a atteint son apogée sous le règne de Darius Ier et a conquis un vaste territoire, s’étendant de l’Égypte à l’Inde.
L’empire était caractérisé par une administration centralisée, un système de communication efficace et une tolérance religieuse (alors que les Perses pratiquaient le zoroastrisme ils donnaient la liberté de culte aux peuples conquis et respectaient leurs traditions religieuses).
Les Achéménides ont développé un système de satrapies, des provinces gouvernées par des satrapes, qui collectaient des impôts et administraient la justice au nom du roi.
L’empire achéménide est également connu pour ses réalisations architecturales et artistiques. Des monuments majestueux tels que Persépolis ont été construits sous le règne des Achéménides.
L’Empire perse Achéménide a laissé un héritage durable dans l’histoire de la Perse et du Moyen-Orient.
Il a établi un modèle d’administration efficace, a favorisé les échanges culturels et a influencé les empires ultérieurs de la région.

En 330 av. J.-C., Alexandre le Grand a conquis l’Empire perse achéménide. Cette période a marqué la transition de la Perse en tant que puissance indépendante à une province de l’Empire hellénistique.

Après la mort d’Alexandre le Grand, la Perse est tombée sous la domination de l’Empire Séleucide, puis conquise par les Parthes, une confédération de tribus iraniennes. L’Empire parthe a profité de la faiblesse croissante des Séleucides pour contrôler progressivement tous les territoires à l’est de la Syrie, et est devenu concurrent de l’Empire Romain. Il a prospéré pendant plusieurs siècles en tant que puissance régionale, contrôlant le commerce le long de la Route de la soie et repoussant les invasions romaines.

L’Empire Sassanide fondé par Ardeshir 1er, a succédé à l’Empire Parthe et a restauré la domination Perse sur la région. L’empire Sassanide est caractérisé par un fort sentiment de nationalisme persan et une restauration de la religion zoroastrienne en tant que religion d’État. Le zoroastrisme a été promu et les temples ont été reconstruits, ce qui a renforcé l’identité culturelle et religieuse de l’empire.
Il a également été marqué par des progrès significatifs dans les domaines de l’art, de l’architecture et de la littérature. Sur le plan militaire, les sassanides ont mené des campagnes expansionnistes pour étendre leur empire.
Ils ont combattu les Romains byzantins à plusieurs reprises, se disputant le contrôle de territoires clés au Moyen-Orient.
Ces conflits qui ont affaibli l’Empire et qui a finalement décliné face aux invasions arabes et musulmanes.

L’arrivée de l’islam a marqué un tournant majeur dans l’histoire de la Perse. L’empire sassanide a été conquis par les Arabes musulmans dirigés par le calife Othman.
La conversion à l’islam s’est effectuée progressivement, bien que des poches de résistance persanes se soient maintenues. La dynastie Omeyyade régnait alors sur le califat Islamique.
Alors que le califat omeyyade s’installe à Damas, le chiisme se développe après l’assassinat d’Ali – cousin, fils adoptif et gendre de Mahomet.
Des révoltes contre le pouvoir omeyyade voient le jour vers 750, auxquelles participent les Perses du Khorasan.
Un nouveau califat (Abbasside) s’installe, dont Bagdad sera la capitale.

Après la conquête arabe, la Perse a été gouvernée par une série de dynasties locales, dont les Samanides, les Bouyides et les Seldjoukides.
Ces dynasties ont conservé une certaine autonomie politique et ont contribué à la préservation de la culture persane et du patrimoine intellectuel.
L’événement culturelle majeur marquant tous les Iraniens encore à nos jours est l’écriture de Shahnaameh (le livre des rois) par Ferdowsi, qui raconte les histoires de la mythologie perse. L’Iran devient alors une nation indépendante, se détachant de la domination arabe.

Par la suite, les Seldjoukides, un groupe turc, prennent le contrôle de plusieurs villes samanides. Toghrul-Beg, chef des Seldjoukides, conquiert le Khorasan et reçoit le titre de Roi de l’Orient du calife de Bagdad.
Sous le règne de Malik Shah, la Perse connaît une renaissance culturelle et scientifique, avec la création de l’observatoire d’Ispahan et l’ouverture d’écoles religieuses.

L’empire mongol dirigé par Chengis Khan envahit l’Iran, dévastant de nombreuses villes et causant la diminution brutale de la population. Après la mort d’Abu Saïd en 1335, l’Iran tombe sous le contrôle de plusieurs petites dynasties locales et indépendantes, notamment les Muzaffarides, les Ilkhanides et les Timourides.

L’Empire safavide a été fondé par Ismaïl Ier, qui a établi le chiisme duodécimain comme religion d’État en Iran, ce qui marque une rupture avec le sunnisme dominant précédemment.
Cette période est considérée comme l’une des plus grandes époques de l’histoire de l’Iran. En effet, plus de 900 ans après la chute de la dynastie des Sassanides, un gouvernement central a pu s’imposer sur l’ensemble du territoire iranien. Cela représente une étape importante dans la stabilisation et la consolidation du pouvoir politique dans la région, après une longue période de fragmentation et d’instabilité.
Sous le règne des Safavides, l’Iran connaît une période de consolidation politique, de stabilité et de renaissance culturelle en particulier dans les domaines de l’architecture, de la poésie et de la calligraphie.
C’est également sous ce règne, en particulier grâce à Nader Shah a régné sur l’Empire perse de 1736 à 1747, que l’Iran se développe et s’étend, conquérant de vastes territoires et établissant des frontières relativement stables. Les Safavides réussissent à unifier le pays et à renforcer son identité iranienne. L’empire safavide finit par décliner au XVIIIe siècle en raison de conflits internes, de problèmes économiques et de pressions externes, notamment de la part de l’Empire ottoman et des puissances européennes.

La dynastie Qajar a pris le pouvoir à la fin du XVIIIe siècle et a régné sur l’Iran jusqu’au début du XXe siècle. Cette période a été marquée par des rivalités internes, des ingérences étrangères et une perte progressive de pouvoir face aux puissances coloniales.

La Révolution constitutionnelle (1905-1911) :
La Révolution constitutionnelle persane de 1905, également connue sous le nom de Mouvement constitutionnel, a été un soulèvement populaire en Iran au début du XXe siècle.
Le peuple iranien s’est mobilisé pour mettre fin à l’autocratie Qajar et établir un gouvernement constitutionnel. Les causes de la révolution comprenaient la domination étrangère, les réformes économiques oppressives et le désir de démocratie et de droits civils.
La constitution, promulguée en 1906, a introduit un système parlementaire et des droits civils et politiques pour les citoyens. Le Majles, la première assemblée consultative, a été créée. Des réformes ont été entreprises dans l’éducation, la justice et l’administration publique.
Cependant, la mise en œuvre de la constitution a été entravée par des divisions politiques et les ingérences des puissances étrangères, notamment la Russie et la Grande-Bretagne.

En somme, la Révolution constitutionnelle Iranienne de 1905 a été un mouvement populaire pour établir un gouvernement constitutionnel et réformer le système politique en Iran. Elle a entraîné la promulgation d’une constitution, la création du Majles et des réformes dans divers domaines. Malgré les divisions politiques et les pressions étrangères, la révolution a laissé un héritage durable en termes de conscience politique et de quête de démocratie en Iran.

En 1925, Reza Shah Pahlavi a renversé la dynastie Qajar et a établi la dynastie des Pahlavis. Reza Shah a entrepris des réformes modernisatrices, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’industrie et de l’infrastructure mais aussi au niveau sociétal telle que la mise en place des actes de naissance.
Le nom de cette dynastie vient de la langue « Pahlavi » parlée à l’époque préislamique dans l’Empire Sassanide et a été choisi pour renforcer son prestige nationaliste.
La dynastie Pahlavi était la dernière dynastie à régner sur l’Iran avant l’avènement de la République.
Elle a duré 54 ans, de 1925 à 1979, et a été fondée par Reza Shah Pahlavi en 1925. Reza Shah a établi une monarchie autoritaire et a entrepris des réformes modernisatrices en Iran, notamment dans les domaines de l’éducation et de l’infrastructure.
Le nom « Iran » a été utilisé officiellement pour la première fois en 1935 par Reza Shah, qui souhaitait remplacer le nom « Perse » par un nom plus en phase avec l’identité nationale iranienne.
Le nom « Iran » est dérivé du mot perse ancien « Āryānam », composé de 2 parties : « Ārya » (aryen) et « anam » (terre) signifiant « terre des Aryens ». Les Aryens étaient un groupe de peuples indo-européens qui se sont installés dans la région de l’Iran moderne à partir du IIe millénaire avant J.-C.
Le fils de Reza Shah, Mohammad Reza Pahlavi, lui a succédé en tant que Shah d’Iran en 1941. Sous son règne, l’Iran a connu une période de modernisation rapide et de transformation significative, mais aussi de répression politique ainsi que la mise en place du parti unique.
Cependant, la montée de l’opposition et de la révolution islamique en 1979 a conduit au renversement du Shah et à l’établissement de la République islamique d’Iran sous la direction de l’Ayatollah Khomeini.

La révolution de 1979 a marqué un tournant décisif dans l’histoire de l’Iran. Les protestations populaires, dirigées par des leaders religieux, ont renversé le régime du Shah et ont établi une République islamique sous la direction de l’Ayatollah Khomeini. Le pays a adopté une nouvelle constitution basée sur les principes de l’islam chiite et a connu des changements majeurs dans ses politiques intérieures et étrangères.

Retour en haut